Plongée du 16 septembre 2018 : « Mes antennes bougent »

Plongée du 16 septembre 2018 : « Mes antennes bougent »

Quelques petits mots pour décrire la plongée du jour.

Voici quelques contributions en attendant les vôtres :

Pascal:

Le sujet de Ronan était « mes antennes bougent ».
Eh oui il s’agit des crustacés qu’on appelle aussi des diantennates. Diantennates signifie 2 paires d’antennes, donc 4 antennes. Tous les crustacés que nous voyons ont 4 antennes mais nous les voyons rarement ces 4 fichues antennes, même chez les plus gosses espèces.
Alors quels crustacés avons-nous vu lors de cette belle plongée ? A tout seigneur, tout honneur commençons par le Homard chéri. Un animal de belle taille mais un peu trop timide qui n’avait qu’une envie : s’enfoncer dans son trou. Nous avons vu aussi plusieurs araignées de mer. Plutôt des moussettes c’est-à-dire des juvéniles qui fixent des algues aux poils de leur carapace. Et pourquoi faire je vous prie ? Eh bien quand on est petit il est préférable de passer inaperçu, bien caché dans les algues, histoire de ne pas se faire croquer. Dans le genre « je fais ce qu’il faut pour rester en vie » il y avait aussi la galathée noire. Elle est pire que le homard : on ne la voit pas, on l’entraperçoit tellement elle file vite pour se mettre à l’abri sous une pierre ou dans une faille. L’étrille aux beaux yeux rouges, elle, n’a peur de rien et vous menace de ses pinces bien écartées. Et mieux vaut ne pas y mettre le doigt. Plus placide le tourteau, dit le dormeur, car il bouge peu et se recroqueville quand on l’attrape. Méfiance quand même, il vaut mieux planquer ses doigts, juste au cas où il serait insomniaque. Autre mode de protection pour l’araignée des anémones qui se cache à la base de l’anémone verte qui est plutôt urticante. Et nous avons vu aussi sa cousine l’araignée pas des anémones. Celle-ci ne vit pas en compagnie d’une anémone Et si vous avez pitié de cette pauvre orpheline et que vous la mettez dans l’anémone, elle sera promptement dévorée. Bon maintenant si vous regrettez les Jeux du Cirque de la Rome antique, n’hésitez pas. Pour finir le gonfaron. C’est un Bernard l’ermite qui transporte son anémone. Et si vous essayez de toucher celle-ci, elle vous balance des filaments appelés aconties, gorgée de cellules urticantes. Si vous voulez en savoir plus interrogez Florence Nicault : LA SPECIALISTE MONDIALE de l’acontie.
Merci à mes trois équipières et à mon équipier pour m’avoir montré toutes ces bébêtes et bien d’autres encore. Enfin j’ai compris pourquoi je plongeais.
Kenavo.
Pascal

Laurence :

Pour ceux qui préfèrent les images aux mots, suivez le lien (mais n’oubliez pas de revenir 😉).

De retour- plongée sur l’île Pelée

 

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